BODY DRIPPING (2016 – 2017) : Outils graphiques, performances participatives, France – Japon.

Tenue et accessoires pour la pratique du «Bodydripping», a: ballons en mousse partiellement évidés et fixés par des sangles, b : balle en mousse collée sur gants, dessin, Juin 2016.

Capter l’énergie du geste.

Après avoir réinjecté le geste dans l’aplat numérique ; pour rythmer de façon libre une surface, j’aborde l’empreinte et la projection. En contradiction avec l’aspect fini du pochoir et du tracé appliqué, ces traces, de façon ponctuelle, donnent la temporalité de l’accident. Je cherche une nouvelle relation à l’espace donné, au tracé, au mouvement, à l’autre. Le projet se veut porteur et fruit d’actions expérimentales.
Avec l’irruption de la danse et du geste sportif, « Body-dripping » nous parle à tous par le jeu. L’œuvre in-situ devient à la fois générateur et procédé de captation d’une expérience libératoire. Les traces/signes qui en résultent sont autant d’incitations iconoclastes à la prise d’autonomie, à l’affranchissement joyeux des règles préétablies. A cette occasion, je propose également des accessoires: balles de mousse et costumes créés pour maximiser l’empreinte et l’impact peint.
Le partage est encore un mot clef dans ce projet.  Avec le « skate-marking » et le « bodydripping » je crée des procédés destinés à être appropriés. L’interprétation des participants par rebonds nourrit et enrichit cette aventure collective et ses productions.
BODYDRIPPING : Fragment d’une performance avec des danseurs, acrylique sur papier, Montpellier, Juillet 2017.
BODYDRIPPING : Vue et détail de performance en atelier et au Street Artplex Festival Kumamoto, acrylique sur papier, Japon et France, Juillet - Octobre 2017.